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Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie dite neuro-dégénérative. Elle se traduit par la disparition d’un certain type de neurones : celles qui produisent presque exclusivement de la dopamine. La dopamine étant un neurotransmetteur qui joue un rôle essentiel dans le contrôle des mouvements. La maladie de Parkinson se manifeste par des troubles moteurs, des tremblements, mais aussi des problèmes cognitifs. On ne connaît pas l’origine de cette pathologie, mais certaines hypothèses mettent en cause des facteurs héréditaires, ainsi que d’autres liés à l’environnement, (voire une combinaison de ces deux types de facteurs).

Elle affecte surtout les personnes de plus de 60 ans, même s’il existe une forme génétique rare qui peut toucher les moins de 40 ans. La maladie évolue lentement. Des signes discrets avant-coureurs peuvent alerter le patient ou ses proches, comme une fatigabilité accrue, des difficultés à se concentrer, ainsi qu’une écriture de plus en plus petite (la micrographie).

Un deuxième avis est tout à fait pertinent dans le cadre de la maladie de Parkinson. Une très bonne connaissance de la maladie permettra au patient de mieux vivre avec et surtout d’adhérer à son traitement qui peut devenir contraignant. Il doit également permettre une meilleure compréhension de la part des proches, dont l’investissement est souvent important. Enfin, la neurostimulation est un traitement qui nécessite une expertise particulière et qui ne peut être proposée que sous certaines conditions. Dans ce contexte, un second avis peut apporter l’éclairage supplémentaire nécessaire au patient pour faire ses choix, en toute connaissance de cause.

  1. Quels sont les signes avant-coureurs de la maladie?
  2. Comment la maladie de Parkinson dont je souffre, va-t-elle évoluer?
  3. Quels sont les traitements dont je peux bénéficier?
  4. Quels en sont les effets secondaires?
  5. Puis-je bénéficier de la neurostimulation ? Quels sont les risques de cette technique ? Quels résultats puis-je en espérer?
  6. Y a-t-il un comportement à adopter pour ralentir l’évolution de la maladie?
  7. Dois-je modifier mon style de vie?
  8. Quels vont être les impacts de la maladie sur mon quotidien? Sur mes relations avec mon entourage?
  9. Puis-je continuer de conduire? A travailler? A pratiquer une activité physique?

Le neurologue, C’est le spécialiste des maladies du système nerveux, et donc de celle de Parkinson. Il suit le patient tout au long de sa maladie, détermine et adapte le traitement selon les situations.

Les trois symptômes majeurs de la maladie de Parkinson sont la lenteur dans la réalisation des mouvements (également appelée akinésie), une certaine rigidité musculaire et l’apparition de tremblements, même lorsque les membres sont au repos. Ces symptômes se manifestent surtout d’un seul côté du corps. Enfin, d’autres manifestations annexes peuvent accompagner ces premiers signaux, comme la fatigue, ou l’apathie.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson peut être complexe et demande une certaine expertise de la part du médecin. Il repose sur un examen clinique et la prise en compte de l’état général du patient. Le premier critère est la présence d’au moins deux des trois symptômes caractéristiques de la maladie. La difficulté réside dans le fait de distinguer la maladie de Parkinson proprement dite d’un syndrome parkinsonien. Ce syndrome parkinsonien peut se retrouver dans d’autres maladies qui nécessitent un traitement très différent. Il n’existe aucun examen sanguin permettant de poser un diagnostic mais des examens d’imagerie médicale (comme le scanner, l’IRM du cerveau, ou la scintigraphie cérébrale) sont parfois effectués, selon les cas. Ces examens peuvent également permettre d’éliminer d’autres hypothèses possibles.

Le choix du traitement dépend:
  1. du degré d’évolution de la maladie,
  2. de l’intensité des symptômes,
  3. de l’état de santé général du patient,
  4. de son âge,
  5. de ses choix.

Il n’existe pas de traitement capable d’arrêter l’évolution de la maladie. Celle-ci varie selon les cas. Néanmoins plusieurs solutions permettent d’améliorer la qualité de vie des patients.

Les traitements médicamenteux : ils ont pour objectif de pallier le manque de dopamine. Il existe plusieurs types de médicaments, qui diffèrent par leur mécanisme. Une catégorie d’entre-eux agit en mimant l’action de la dopamine (ce sont les agonistes dopaminergiques), une autre famille de médicaments administre une substance qui sera transformée en dopamine (L-Dopa). Enfin, un troisième type de médicament fournit à l’organisme une substance qui bloque la destruction de la dopamine. Ces traitements diffèrent également par leur mode d’administration (voie orale, pompe à injection ou sonde digestive). Enfin, un certain nombre d’effets secondaires sont à prendre en compte au moment de la prescription (nausées, vomissements, dyskinésies, troubles du comportement…). C’est la raison pour laquelle le traitement médicamenteux doit être adapté au cas par cas. Il sera ajusté tout au long de l’évolution de la maladie.

Le traitement chirurgical : il consiste en une stimulation cérébrale profonde. L’opération vise à implanter, de part et d’autre du cerveau et de façon symétrique, deux petites électrodes dans une zone cérébrale précise appelée la zone subthalamique. Ce procédé permet de contrôler une partie des symptômes de la maladie, mais ne permet pas de la guérir totalement. La neurostimulation, est pratiquée sur 5 à 10 % des malades de Parkinson, tant les critères de sélection sont drastiques. Le neurochirurgien en charge de l’intervention positionne les électrodes au bon endroit. Les électrodes sont ensuite reliées à une pile placée sous la peau. On peut ensuite régler la stimulation au cas par cas. Le traitement chirurgical ne signifie pas systématiquement l’arrêt total des médicaments.

Enfin, de la rééducation physique et orthophonique doit accompagner le traitement, quelqu’il soit. La kinésithérapie permet de lutter contre les troubles moteurs, d’en prévenir et d’en limiter les conséquences. L’orthophonie permet de rééduquer la parole.